Une heure de bateau rapide depuis Bali, et on débarque sur une île sans voiture, sans scooter, sans route goudronnée. Les Gili se traversent à pied en une heure et à vélo en vingt minutes. Le seul trafic, ce sont les cidomos, des carrioles tirées par des chevaux.
On est partis en bateau à fond de verre pour la journée. Cinq arrêts, un masque, des palmes, et l'eau la plus claire du voyage. On a nagé au-dessus de tortues vertes qui broutaient tranquillement sans nous accorder un regard, longé des tables de corail entières, croisé des bancs de poissons-sergents.
Le clou, c'est le Nest, au large de Gili Meno : une trentaine de statues humaines immergées à quelques mètres de profondeur, installées là par un sculpteur britannique et progressivement colonisées par le corail. On tourne autour en apnée, on redescend, on remonte. C'est étrange et beau.
Le lendemain, drone au-dessus du récif : de là-haut, on voit la barrière de corail dessiner un liseré sombre autour de l'île, et l'eau passer du turquoise au bleu profond en quelques mètres. Le soir, un cheval traverse la plage devant le soleil couchant, et on se dit qu'on aurait pu rester une semaine.
La suite du voyage · étape 6
Cap sur Flores, la danse des mantas
Changement de décor. On quitte Bali et Lombok pour Flores, mille kilomètres plus à l'est, dans un archipel beaucoup plus sec et beaucoup plus…
Lire l'étape suivante