Changement de décor. On quitte Bali et Lombok pour Flores, mille kilomètres plus à l'est, dans un archipel beaucoup plus sec et beaucoup plus sauvage. Labuan Bajo est un port en pleine transformation : un village de pêcheurs devenu la porte d'entrée du parc national de Komodo, avec ses dizaines de bateaux en bois amarrés côte à côte et ses hôtels neufs accrochés à la colline.
La sortie en mer commence tôt. Premier arrêt sur un récif, et le niveau est d'un cran au-dessus de tout ce qu'on a vu jusque-là : des jardins de corail intacts sur des dizaines de mètres, des anémones fluo, des tortues posées entre deux patates de corail.
Et puis les mantas. On nous avait prévenus qu'il fallait de la chance. On en a croisé plusieurs, à Manta Point, glissant sous nous à trois ou quatre mètres, avec cette façon de battre des ailes au ralenti qui fait qu'on oublie de respirer dans le tuba. Une raie manta océanique, ça fait facilement quatre mètres d'envergure. Vu d'en haut, on a l'impression qu'un avion passe sous soi.
Retour au port en fin de journée, buffet à bord, coucher de soleil sur la baie depuis la terrasse en bois de l'hôtel. Demain, réveil à quatre heures.
La suite du voyage · étape 7
Padar au lever du soleil
Le réveil sonne à quatre heures du matin. Le bateau est encore dans le noir, tout le monde chuchote, quelqu'un distribue du café. On débarque sur…
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