À vingt minutes de Cracovie, on descend dans la mine de sel de Wieliczka, exploitée depuis le treizième siècle et inscrite parmi les tout premiers sites classés par l’Unesco. Des kilomètres de galeries boisées, des escaliers sans fin, et de salle en salle, tout est taillé dans le sel gris.
Le choc, c’est la chapelle Sainte-Kinga, à une centaine de mètres sous terre : une église entière creusée dans le sel, lustres en cristaux de sel compris. Les mineurs y ont sculpté des bas-reliefs pendant des décennies, jusqu’à une nativité complète.
Plus loin, des lacs de saumure d’un vert irréel, et des chambres soutenues par des charpentes de bois empilées comme des jeux de construction géants. On ressort trois heures plus tard, des escaliers plein les jambes et du sel sur les lèvres.