Trois heures de route vers l'est, avec les rizières qui défilent par la vitre et un chauffeur qui double dans les virages avec une sérénité déconcertante. Amed, ce n'est plus du tout le même Bali : un village de pêcheurs étiré le long de la côte, des bateaux à balancier alignés sur la plage, et presque personne.
Le sable est noir. Pas gris, noir, volcanique, brûlant à quatorze heures et magnifique au coucher du soleil. On loge dans une chambre avec vue sur la mer, et le soir on marche sur la plage pendant que le soleil tombe derrière le mont Agung, le volcan qui domine toute l'île du haut de ses trois mille mètres.
Le meilleur d'Amed est sous l'eau, et il commence à dix mètres du bord. On enfile un masque, on marche vingt pas, et on est déjà au-dessus des coraux avec des poissons partout. Pas besoin de bateau, pas besoin de guide. C'est le genre d'endroit où on comprend pourquoi les plongeurs reviennent année après année.
Le soir, dîner dans un warung du village, nasi goreng et bière Bintang. Une addition à quatre euros pour deux.
La suite du voyage · étape 4
Ubud, les singes et les rizières
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